• Les paris en ligne sur les chapeaux de roues

    Les opérateurs de poker mais surtout de paris sportifs ont fortement investi dans la publicité pour se faire connaître auprès des Français. La télévision et la presse écrite ont été les cibles des opérateurs licenciés.

    Le journal « Le Figaro » annonce au 14 juin que 7.3 millions d’euros ont été investis dans la publicité. Parmi les principaux investisseurs, on retrouve la Française des Jeux, le PMU, BetClic et Bwin.

    En décembre 2006, le marché français ouvrait ses portes aux opérateurs téléphoniques (118) qui avaient dépensé 3.5 millions d’euros lors de la première semaine… deux fois moins que les opérateurs de jeux d’argent.

    Éric Trousset, directeur marketing du pôle investissements de l’institut Kantar Media explique que «le contexte de Coupe du monde est l’élément d’explication principal de ces investissements massifs, car c’est un événement qui parle à tout le monde. »

    Il sera donc intéressant de constater les bénéfices tirés par les paris sportifs pendant la compétition et les investissements réalisés post Coupe du Monde.


  • L’aire du poker et du pari en ligne

    Mardi 30 mars, les députés se penchent de nouveau sur le projet de loi sur l’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne qui mettra un terme au monopole des jeux d’argent détenu depuis longtemps par la Française des Jeux, le PMU et les casinos. Malheureusement pour les adeptes de machines à sous en ligne, il faudra encore attendre. La loi ne légalise que le poker et le pari en ligne et pas les casinos en ligne.

    Le texte avait été adopté l’Assemblée Nationale le 13, 14 octobre, puis par le Sénat le 23, 24 février dernier. Ce projet de loi permettra au gouvernement de contrôler et de réguler ce marché en mettant en place l’Autorité de régulation des Jeux en Ligne (ARJEL) qui délivrera les licences de jeux très prochainement. Les opérateurs illégaux qui ne possèderont pas la licence subiront de lourdes sanctions : 3 ans de prison et jusqu’à 100.000€ d’amende.

    Le gouvernement prévoit aussi la mise en place de dispositifs pour lutter contre l’addiction et pour protéger les mineurs.

    Enfin, tous les amateurs de paris et de sport en général pourront vérifier leurs compétences de pronostiqueurs lors de la prochaine Coupe du Monde de Football en Afrique du Sud. De plus, de nombreux opérateurs offrent des bonus de bienvenue pour votre premier pari !


  • Une concurrence trop féroce

    Alors que l’ouverture du marché des jeux en ligne en France n’a jamais été aussi proche, tous les futurs opérateurs affinent leur stratégie pour avoir une belle part d’un marché estimé à 2 milliards d’euros en 2012.

    L’ARJEL s’attend à recevoir une cinquantaine de candidatures d’opérateurs. Cependant, on estime que seuls quelques uns vont survivre. Le taux de redistribution est revu à la baisse, plafonné à 85%, alors qu’il peut atteindre 95% aujourd’hui. Les joueurs gagneront moins. De plus, les opérateurs devront faire face à une fiscalité élevée (9%), devront investir dans des serveurs informatiques et devront reverser une part de leurs bénéfices aux organisateurs de compétitions sportives.

    Les sites de jeux en ligne ne sont pas les seuls à vouloir bénéficier de l’ouverture du marché des jeux en ligne. Les casinotiers, chaînes de télévision, de radio, les fournisseurs d’accès Internet, le monde du sport veulent aussi en profiter.

    Dans cette lutte sans merci, la Française des Jeux et le PMU affichent de grandes ambitions. Philippe Germond, PDG du PMU, a déclaré que le PMU resterait leader des paris hippiques. La Française des Jeux a pris ses précautions en s’alliant avec RTL, le quotidien 20 minutes, SFR et TF1. La FDJ s’est mis dans la poche tous les types de médias.
    Les casinos terrestres ne sont pas vraiment ravis de cette loi. Aussi, le Groupe Barrière s’est allié avec la Française des Jeux pour assurer ses arrières.

    Quant aux opérateurs « hors la loi » tels que BetClic, Bwin ou Unibet, veulent envahir le marché français à coup de grosses campagnes publicitaires et ne feront pas de cadeau aux deux ex détenteurs du monopole du jeu d’argent, le PMU et la FDJ.