• Philippe Bouvard exprime son opinion sur les jeux en ligne

    C’est dans le Figaro que le célèbre journaliste animateur de radio a exprimé son point de vue sur l’ouverture du marché de jeux d’argent en ligne (poker, paris sportifs).

    Philippe Bouvard y a mis sa touche personnelle ironique en dressant une liste d’ « avantages » que les opérateurs de jeux en ligne offriront à leurs joueurs.

    Philippe Bouvard ironise en affirmant que les joueurs pourront « se ruiner plus rapidement chez eux » mais effectueront des économies sur le transport puisqu’il n’y a plus besoin de se déplacer. Les joueurs n’auront plus besoin de partir en vacances puisque ces sites se trouvent sur des « îles lointaines ». Les joueurs n’auront plus besoin d’investir dans un costume puisqu’un « vieux pyjama » suffit pour jouer en ligne.

    Voici trois des « avantages » :

    « – Economie sur les pourboires alloués à l’entrée, à l’intérieur et à la sortie des casinos. »
    « – Le jeu en solo dispensera des promiscuités pas toujours reluisantes. »
    « – Triomphe confirmé de la console, ainsi baptisée en raison de son soutien dans l’adversité et la solitude. »

    La liste de Philippe Bouvard est relativement longue et chaque point avancé montre que le journaliste voit d’un mauvais œil cette ouverture du marché des jeux en ligne.


  • Une concurrence trop féroce

    Alors que l’ouverture du marché des jeux en ligne en France n’a jamais été aussi proche, tous les futurs opérateurs affinent leur stratégie pour avoir une belle part d’un marché estimé à 2 milliards d’euros en 2012.

    L’ARJEL s’attend à recevoir une cinquantaine de candidatures d’opérateurs. Cependant, on estime que seuls quelques uns vont survivre. Le taux de redistribution est revu à la baisse, plafonné à 85%, alors qu’il peut atteindre 95% aujourd’hui. Les joueurs gagneront moins. De plus, les opérateurs devront faire face à une fiscalité élevée (9%), devront investir dans des serveurs informatiques et devront reverser une part de leurs bénéfices aux organisateurs de compétitions sportives.

    Les sites de jeux en ligne ne sont pas les seuls à vouloir bénéficier de l’ouverture du marché des jeux en ligne. Les casinotiers, chaînes de télévision, de radio, les fournisseurs d’accès Internet, le monde du sport veulent aussi en profiter.

    Dans cette lutte sans merci, la Française des Jeux et le PMU affichent de grandes ambitions. Philippe Germond, PDG du PMU, a déclaré que le PMU resterait leader des paris hippiques. La Française des Jeux a pris ses précautions en s’alliant avec RTL, le quotidien 20 minutes, SFR et TF1. La FDJ s’est mis dans la poche tous les types de médias.
    Les casinos terrestres ne sont pas vraiment ravis de cette loi. Aussi, le Groupe Barrière s’est allié avec la Française des Jeux pour assurer ses arrières.

    Quant aux opérateurs « hors la loi » tels que BetClic, Bwin ou Unibet, veulent envahir le marché français à coup de grosses campagnes publicitaires et ne feront pas de cadeau aux deux ex détenteurs du monopole du jeu d’argent, le PMU et la FDJ.


  • Les deux mesures qui sortent du lot

    Le projet de loi sur l’ouverture du marché des jeux et des paris en ligne a été voté par le Sénat le 23 et 24 février dernier, deux mesures sortent du lot :

    Alors que l’ARJEL s’est vue confier plus de pouvoirs, il a été décidé que seul un juge pourra décider du blocage d’un site illégal et de leur déréférencement des sites francophones. Les opérateurs illégaux sont les sites n’ayant pas obtenu la licence d’exploitation qui continueront à opérer en France. Les opérateurs de jeux en ligne illégaux encourront aussi de lourdes amendes et des peines de prison.

    La deuxième mesure qui fait beaucoup parler est celle concernant l’autorisation des cartes prépayées sur les sites de poker et de pars. Cette mesure a pour but d’éradiquer le blanchiment d’argent et de lutter contre l’addiction au jeu puisque le montant de ces cartes ne dépassera pas 100€.

    Les casinos terrestres devraient être aussi satisfaits que leur fiscalité va s’aligner avec celle de sites de jeux en ligne. Le projet de loi va de nouveau passer devant l’Assemblée Nationale le 30 mars prochain avant d’être promulgué en avril.


  • La Chine en croisade contre les jeux d’argent sur Internet

    En 1949, le régime communiste Mao interdit les jeux d’argent en 1949. Malgré l’interdiction de nombreux chinois sont adeptes des jeux d’argent.

    Selon l’étude américaine de Niko Partners, 65 millions de chinois jouent aux jeux d’argent. Il y a donc autant de joueurs chinois que de Français ! Le joueur moyen dépense 52 dollars par ans. Cette étude évalue le marché du jeu en ligne en Chine à 2.75 milliards de dollars et pourrait atteindre 9 millions d’ici 2013.

    Devant l’ampleur du phénomène, le gouvernement chinois actuel a désigné huit organismes qui vont travailler ensemble afin de supprimer les sites de jeux en lignes en Chine. Cette croisade va « démanteler des réseaux chinois et étrangers qui se mettent ensemble pour organiser des jeux en ligne sur l’internet et à les punir sévèrement ».

    La première puissance économique, les Etats-Unis, avait interdit les jeux d’argent en 2006 et petit à petit reviennent sur cette décision. Les jeux d’argent pourraient être à nouveau légaux outre Atlantique. Est-ce que la deuxième puissance économique adoptera le même comportement ?