• Marre de vous faire plumer ?

    C’est le titra qu’utilise l’ARJEL dans sa campagne pour lutter contre les sites illégaux. L’autorité de régulation des jeux en ligne base sa campagne sur l’humour pour sensibiliser les joueurs et les rendre responsables. N’oublions pas que les mots d’ordre sont protection des mineurs et lutte contre l’addiction. Le logo de l’ARJEL apparaitra sur chaque site légal, ayant obtenu une licence.

    Désormais, les joueurs qui en ont « marre de se faire plumer » pourront se rendre sur le site de l’ARJEL pour connaître les sites ayant obtenu une licence. Jean François Vilotte, président de l’ARJEL, a bien insisté sur le fait que leur devoir est de promouvoir l’agrément.

    Cette campagne publicitaire basée sur l’humour met aussi en garde des risques pris par les personnes qui jouent sur des sites de jeux d’argent illégaux.

    L’ARJEL a pris les choses très au sérieux en se servant de tous les médias. Sur Internet, l’ARJEL va publier trois faux sites publicitaires : « onvateplumer.com », « tuvastoutpredre.com » le 11 juin, le premier jour de la Coupe du Monde de football.

    Une autre vague de publicités reprendra dès septembre. Un joueur avertit en vaut deux !


  • L’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne tant attendue

    La France compte entre 2 et 3 millions de joueurs réguliers. C’est d’ailleurs ce chiffre exorbitant qui explique que le gouvernement français exige la création d’outils pour lutter contre l’addiction. Aujourd’hui on compte 5000 sites de jeux en ligne qui constituent « une véritable jungle dans laquelle on laisse évoluer des joueurs sans protection ».

    Comme les machines à sous et autres jeux de casinos sont susceptibles de rendre les joueurs accrocs aux jeux, ils ont été interdits. Seuls les sites de poker, de paris en ligne seront autorisés.

    L’ARJEL délivrera des licences aux opérateurs qui respecteront tous les critères du cahier des charges. Des contrôles réguliers seront aussi effectués. En bref, l’ARJEL sera l’intermédiaire entre le joueur et le casino.

    Les opérateurs de casinos et de sites illégaux qui n’auront pas obtenu la licence continueront à opérer mais seront lourdement sanctionnés. D’ailleurs, en février, le sénat avait augmenté l’amende, passant de 30.000€ à 100.000€. Les sites illégaux sont donc dans le viseur.


  • Des solutions pour un jeu responsable

    Alors que la loi sur l’ouverture des marchés des jeux d’argent a été adoptée par l’Assemblée Nationale et par le Sénat, les opposants sont nombreux, dont en tête de liste, le Parti Socialiste. Le sujet récurent mis en avant est l’addiction. C’est d’ailleurs pour cela que les machines à sous et autres jeux de casinos ne sont pas pris en compte dans la loi. Les détracteurs sont contre cette ouverture qui augmentera l’endettement ainsi que le nombre de divorces et de suicides.

    L’ARJEL délivrera des licences sous certaines conditions, dont la mise en place de dispositifs pour lutter contre l’addiction.

    Techlink Entertainment commercialise un tout nouveau dispositif « Gameplan » qui obtiendrait de bons résultats. Ce système analyse les paris et les résultats du joueur. A tout moment, le joueur peut consulter ses informations et prendre des mesures pour se restreindre. Ainsi, il peut se fixer des limites dans les sommes d’argent à jouer et des limites de temps de jeu. Grâce à Gameplan, s’il le souhaite, il peut s’auto interdire d’accéder à sa session entre un et trois jours.

    Ce dispositif a été d’abord conçu pour les machines à sous et vidés pokers des casinos « en dur ». Le Comité d’Etude des Jeux sur Internet va analyser ce nouveau concept. S’il s’avère vraiment efficace, il se peut que les casinos en ligne décident de s’en équiper.


  • Jouez contre Patrick Bruel

    Patrick Bruel fait désormais partie de l’équipe Winamax qui représente pas moins de 600.000 joueurs français et sera candidat pour obtenir la licence française délivrée par l’ARJEL.

    Dimanche 14 mars 21h00, il était possible de jouer contre l’équipe Winamax dont Patrick Bruel dans le tournoi « Kill the pros » ! Le Buy-in était de 10$+1$ pour un prizepool de 10.000$.

    Le chanteur français avait été sacré « meilleur joueur du monde » en 1998 en remportant le World Series of Poker contre 111 joueurs.

    A l’époque, le monde du poker comptait moins de joueurs professionnels. Il était plus « facile » de gagner. Patrick Bruel n’a plus jamais réitéré une telle performance. Mais détrompez-vous si vous pensez que le chanteur est un mauvais joueur. Dans sa carrière, il a gagné près d’un million de dollars en participant à plus de 34 tournois.

    Même si les Guignols se sont copieusement moqués de Patrick, il n’en reste pas moins un adversaire dont il faut se méfier ! De plus, c’est l’occasion de dire qu’on a joué contre Patrick Bruel !


  • L’ARJEL va coûter 10 millions d’euros à l’Etat français

    L’ARJEL sera l’autorité qui régulera les jeux d’argent en ligne et délivrera les licences de jeux aux opérateurs qui respecteront les conditions.

    Au mois de février, le Sénat avait décidé d’augmenter le pouvoir de l’ARJEL. Il faudra cependant que cette autorité fasse appel à un juge pour pouvoir bloquer un site.

    D’après le calendrier publié par le ministre du Budget, Eric Woerth, l’ARJEL sera mise en place au début du mois d’avril.
    L’hebdomadaire Challenges a annoncé mi-mars que l’ARJEL devrait coûter 10 millions d’euros par an à l’Etat français. Il s’agit d’un budget relativement raisonnable beaucoup moins élevé que l’Hadopi… L’ARJEL sera certainement épargnée par les critiques.

    Le même magazine annonce que le groupe Mangas Gaming va embaucher 100 personnes en France cette année. L’ouverture du marché des jeux en ligne devrait permettre la création de 5000 emplois en France l’année prochaine.


  • Une concurrence trop féroce

    Alors que l’ouverture du marché des jeux en ligne en France n’a jamais été aussi proche, tous les futurs opérateurs affinent leur stratégie pour avoir une belle part d’un marché estimé à 2 milliards d’euros en 2012.

    L’ARJEL s’attend à recevoir une cinquantaine de candidatures d’opérateurs. Cependant, on estime que seuls quelques uns vont survivre. Le taux de redistribution est revu à la baisse, plafonné à 85%, alors qu’il peut atteindre 95% aujourd’hui. Les joueurs gagneront moins. De plus, les opérateurs devront faire face à une fiscalité élevée (9%), devront investir dans des serveurs informatiques et devront reverser une part de leurs bénéfices aux organisateurs de compétitions sportives.

    Les sites de jeux en ligne ne sont pas les seuls à vouloir bénéficier de l’ouverture du marché des jeux en ligne. Les casinotiers, chaînes de télévision, de radio, les fournisseurs d’accès Internet, le monde du sport veulent aussi en profiter.

    Dans cette lutte sans merci, la Française des Jeux et le PMU affichent de grandes ambitions. Philippe Germond, PDG du PMU, a déclaré que le PMU resterait leader des paris hippiques. La Française des Jeux a pris ses précautions en s’alliant avec RTL, le quotidien 20 minutes, SFR et TF1. La FDJ s’est mis dans la poche tous les types de médias.
    Les casinos terrestres ne sont pas vraiment ravis de cette loi. Aussi, le Groupe Barrière s’est allié avec la Française des Jeux pour assurer ses arrières.

    Quant aux opérateurs « hors la loi » tels que BetClic, Bwin ou Unibet, veulent envahir le marché français à coup de grosses campagnes publicitaires et ne feront pas de cadeau aux deux ex détenteurs du monopole du jeu d’argent, le PMU et la FDJ.


  • Les deux mesures qui sortent du lot

    Le projet de loi sur l’ouverture du marché des jeux et des paris en ligne a été voté par le Sénat le 23 et 24 février dernier, deux mesures sortent du lot :

    Alors que l’ARJEL s’est vue confier plus de pouvoirs, il a été décidé que seul un juge pourra décider du blocage d’un site illégal et de leur déréférencement des sites francophones. Les opérateurs illégaux sont les sites n’ayant pas obtenu la licence d’exploitation qui continueront à opérer en France. Les opérateurs de jeux en ligne illégaux encourront aussi de lourdes amendes et des peines de prison.

    La deuxième mesure qui fait beaucoup parler est celle concernant l’autorisation des cartes prépayées sur les sites de poker et de pars. Cette mesure a pour but d’éradiquer le blanchiment d’argent et de lutter contre l’addiction au jeu puisque le montant de ces cartes ne dépassera pas 100€.

    Les casinos terrestres devraient être aussi satisfaits que leur fiscalité va s’aligner avec celle de sites de jeux en ligne. Le projet de loi va de nouveau passer devant l’Assemblée Nationale le 30 mars prochain avant d’être promulgué en avril.